mercredi 30 janvier 2013

Emile


Emile a un an et demi ce 31 janvier.
Emile est issu d'un sauvetage. Il est venu chez nous il y a une an et quelques semaines. Je ne connais rien de ses parents, ni d'ou ils venaient. Emile est né en famille d’accueil. Il a été adopté, abandonner, puis adopter par moi.

Voilà donc un peu plus d'un an qu'il est chez nous.
Jusqu'ici sa santé était parfaite. Hélas depuis 15 jours il a des selles sanguinolentes.
Présenté à la vétérinaire, il est depuis sous antibiotique et reçoit un pansement intestinal.

J'attends le résultat de l'échantillon de ses selles que le labo analyse.

Sinon il se porte bien. Toujours aussi gourmand. Et toujours pressé de faire sa balade, du fureté partout. Dés que quelque chose n'est pas à sa place, cela le dérange, l'inquiète......

Ce n'est donc pas tout à fait un très joyeux anniversaire pour nous, mais lui n'en sais rien et au moins en profitera des bonnes choses qu'il va recevoir!!!!!!

De tout cœur un bon demi-anniversaire Emile. Tu le mérite petit ratou.


mardi 20 novembre 2012

Ce n'était qu'un rat............



J'ai lu  ce texte sur le blog d'une jeune-fille qui comme moi aiment les rats et l'ai trouvé tellement bien que je ne peux m'empêcher de le copier dans mon blog. Juste et émouvant, et j'y retrouve ce que j'ai pensée et éprouvée à chaque fois qu'un de mes petits compagnons disparaît.
Le voici:


« Ce n’était qu’un rat… »

La phrase. Banale, lâchée de but en blanc. Celle qui tombe au détour d’une conversation, parce que, dans un moment d’égarement, on aura osé dire « non, ça ne va pas très fort, mon rat est mort ce matin ».

Cette phrase, on l’a tous entendue. Peut-être pas exactement de la sorte, mais une variante, plus ou moins délicate : « ce n’était qu’un animal », « allez, va, ce n’est pas grave, tu en as d’autres », « tu ne vas pas pleurer pour un rat, quand même ? ».
Et également, le si tristement populaire « pourquoi le soignes-tu ? Tu aurais tout aussi bien fait d’en acheter un autre, ça te reviendrait moins cher… »


De quel droit peut-on juger de la valeur de la vie d’un être sensible, aussi petit soit-il ?
En quoi le prix dérisoire affiché à l’animalerie doit-il être un frein aux soins vétérinaires ?
Comment ose-t-on occulter la souffrance de milliers de petits animaux sous le couvert de l’impopularité de leur espèce ?
En quoi « un rat » aurait-il moins d’importance que le sacro-saint chien ou chat du foyer familial, animal vénéré s’il en est, et bien trop souvent victime silencieuse des dérèglements psychologiques de l’homme ?
Et si ce n’était pas « qu’un rat », avez-vous un seul instant pensé à l’attachement qui peut lier deux êtres, aussi différents soient-ils ?


On ne reprochera pas à M Pichon et à sa famille de pleurer le départ de Médor. C’est normal : imaginez-vous subir l’absence soudaine de ce fidèle compagnon qui a vu grandir les enfants, celui qui venait se coucher au pied du canapé pendant le journal télévisé du soir et qui jappait de contentement chaque soir au retour de ses maîtres… Le vide ressenti est tangible, il fait mal. Il est socialement accepté.

On ne reprochera pas à Mme Dupond de faire le deuil de Félix, cette ombre de toujours qui la suivait partout, l’affectueuse boule de poils qui ronronnait sous les caresses et venait se pelotonner sur ses genoux lors de ses siestes dominicales. C’est naturel : imaginez-vous seul, sans autre présence que celle de ce petit être… Forcément, on s’y attache. C’est socialement acceptable.


On ne leur reprochera pas leur chagrin. On ne leur fera pas de remarque désobligeante sur les frais engagés chez le vétérinaire. On ne les regardera pas d’un air dédaigneux lorsqu’ils évoqueront les beaux souvenirs de leur animal, lorsqu’ils parleront de ce lien, de cet affect.
Et on les comprendra, même. On posera parfois une main amicale sur leur épaule et on dira, avec un peu de pudeur, « je suis désolé, bon courage ».


Pourquoi reproche-t-on systématiquement aux propriétaires de NAC de souffrir du départ de leur animal ? On chasse leur peine d’un revers de main, cette peine bien inconvenante.
« Allons, voyons, pleurer pour un RAT ? Quelle idée… »
Avec un regard incrédule, quelque peu désapprobateur. Avec une nuance de défi voire d’insulte. Avec un soupçon de moquerie.


C’est bien connu : les rats, c’est sale, c’est moche, c’est agressif, c’est nuisible et ça ne répand que malheurs et maladie. Pourquoi diable certains illuminés osent-il recueillir de telles bestioles, les nourrir, les choyer ? (oui, hein, pourquoi donc ?).

Et si on regardait les choses différemment ? Si on acceptait de considérer chaque vie pour ce qu’elle est, en se foutant des étiquettes collées depuis des siècles, bâties sur des préjugés, sur des croyances dépassées, sur des méprises ?
Si on se rendait compte que ces « sales bestioles » sont dotées d’une sensibilité, d’une intelligence, d’une capacité à comprendre bien des choses que l’on se refuse à voir ?
Si on omettait, ne serait-ce que cinq minutes, ses bons vieux principes bien ancrés, pour oser regarder de l’autre côté du miroir et se dire que oui, peut-être, les animaux aussi ont des sentiments et peuvent éprouver de la douleur, de la joie et de l’affection ? Et si…


Nombreux sont les vétérinaires à dire que les propriétaires de rats pleurent souvent plus que ceux de chiens et chats. Parce qu’ils les aiment. Parce qu’ils les considèrent comme bien plus que de simples animaux-kleenex qui s’achètent sur un coup de tête et se jettent une fois la lassitude installée. Parce qu’ils ont pris le temps d’apprendre à connaître ces petits êtres.
Leurs petites manies. Leurs petites habitudes. Leurs petites différences qui les rendent uniques. Leurs petites vies. Et leur immense capacité à dispenser sans retenue leur affection.

Étrange ironie que celle où le nuisible est plus authentiquement aimé que le familier, adopté « parce que c’est ce que les gens font », parce que c’est normal, socialement acquis.


Hier encore, en repensant à ce coup de fil, je me suis maudite d’avoir osé parler de leur départ. Cinq en un mois. La peine était là, brûlante et demandant à sortir.
« tout va bien ? »
« non, ça ne va pas très fort, mon rat est mort ce matin. J’en ai perdu cinq en très peu de temps, ils me manquent. »
« ce n’étaient que des rats. Tu en as d’autres, puis de toute façon, à quoi cela peut-il bien te servir d’en avoir autant… il y a bien plus grave. »

Bien sûr qu’il y a plus grave. Bien sûr qu’il y a pire. Seulement, il y a des échelles de douleur, des échelles de sensibilité, sur lesquelles un individu peut s’inscrire à un instant T. Ce qui lui paraît insurmontable sur le moment sera une douce amertume quelques mois plus tard, tout comme ce qui est perçu comme insurmontable par l’Autre (celui au bout du fil, qui accuse) peut ne pas toucher chaque personne de la même façon.

La faim dans le monde, pardon, mais à ce moment-là, je m’en foutais. Non pas que ce soit un sujet qui m’indiffère, bien loin de là. Simplement, ma condition d’humaine ne me permet pas d’être sur tous les fronts, de pouvoir (ou même vouloir) porter toutes les peines du monde sur mes épaules, et encore moins quand une peine immédiate me touche. Oui, mais… « il y a bien plus grave ».

Alors on prend sur soi, on marmonne des platitudes. On s’excuse presque d’avoir osé parler de ça, d’avoir eu l’outrecuidance de porter dans son cœur la vie d’une petite créature victime de tant de préjugés.
On change de sujet, on parle de la pluie et du beau temps. On se jure qu’on n’importunera plus jamais quiconque avec ses états d’âme.

Et puis, plus tard, on pleure, un peu, en se cachant.


Parce qu’on a le cœur en miettes. Après tout, ce n’était qu’un ami…


Z'orange Mecanique
http://www.zorange-mecanique.fr/ce-netait-quun-rat/

mardi 18 septembre 2012

Le demi anniversaire de Jantje - 15.9.2012

Jantje le bleu a un an et demi. A la mort de son copain, hollandais comme lui, il a essayé de devenir le dominant de la cage. Emile lui en a décidé autrement. Et rien n'a changer depuis.
Ils dorment parfois ensemble, mais toujours pas d'entente entre eux et parfois cela donne quelques sérieuses disputes.

Jantje, frustré par cette situation, devient boulimique. Il mange pour que son compagnon n'ai pas les meilleurs morceaux. Et pèse désormais 740 gr, un peu trop à mon goût.

Ensuite il y a eu les disputes pour le coin des rats.
J'ai pris un vieux pouf comme support pour la cage, et ils adorent se cacher en dessous tous les deux.
Seulement voilà, Emile veut cette cachette pour lui tout seul. Alors si Jantje n'arrive pas le premier, il ne peut plus y entrer.
Résultat: il retourne dans sa cage et boude. Il renonce ainsi à sa promenade.
Emile lui aussi renonce parfois et reste dans la cachette, de peur que l'autre n'y pénètre.

Mais quel bande de sots. La vie est courte les gars, pourquoi vous la compliquer ainsi.

N’empêche, bon demi-anniversaire mon Jantje!!!!!





vendredi 3 août 2012

L'anniversaire d'Emile - 1 an ce 31 juillet 2012

Emile, petit rat de sauvetage a ce 31 juillet un an. Il avait cinq mois lorsqu'il est arrivé chez nous et si pendant un mois tout s'est bien passé entre lui et mes deux ratous hollandais, la suite ne fût pas si paisible.
Lorsque Juleke, le dominant, voulu le retourner suivant le code d'intégration au groupe des rats, Emile refusa et s'enfuit en hurlant.
Cela donna des bagarres et des courses-poursuites avec cris à vous faire dresser les cheveux sur la tête.
Puis Juleke mourut et Jantje prit la relève. Mais ce fut pareil, refus du code.
Et voilà, il a un an maintenant et c'est toujours pareil. Il sera donc toujours un petit rat refusant de reconnaître la hiérarchie qu'il y a dans toute société de rats. Heureusement pour lui, Juleke, puis Jantje, sont des dominants au caractère doux.
Il recherche pourtant la compagnie de Jantje. Mais visiblement celui-ci l'a lui refuse, ne comprenant pas son attitude. Ils vivent donc ensemble dans la même cage, mais chacun de son côté. Situation triste, pour l'un, comme pour l'autre.

Il n'est pas très grand et ne pèse pour l'instant que 526 gr. Pas agressif pour un sou, curieux pour tout et répondant à son nom lorsque je l’appelle. Il adore se promener partout, living et cuisine n'ont plus de secret pour lui.

Mais pourquoi ne veut il ni être le dominant, ni être dominé..........juste un éléctron libre en quelque sorte.

Bon anniversaire quand même mon petit Emile!!!!!!!!!




jeudi 7 juin 2012

Lettre à Juleke - 15.3.2011 - 4.6.2012


Mon très cher Juleke,

Je t’écris cette lettre bien que je sache que tu ne l’a lira jamais. Tout d’abord parce que tu es un rat et que les rats n’apprennent pas à lire, et ensuite car tu n’es plus de ce monde. Mais peut-être que mes pensées, par une autre manière, te parviendrons.

Tu as connu Barnabé. Il avait perdu son copain Ignace et déprimait, seul désormais. Je me suis mise à la recherche d’un ou de compagnons pour lui. Après avoir écumé le net pour trouver le compagnon idéal, nous sommes allés à l’exposition animalière de Gand. Souvent dans les stands de refuges de on y trouve des rats à l’adoption.

C’est là que mon bonhomme a craqué pour un beau petit raton bleu-russe accompagné de sa maman et de ses frères et sœurs au stand d’un éleveur néerlandais.

Moi je cherchais un agouti. Comme il n’en avait pas, je lui ai demandé un brun. Et le 27 avril, vers 21h, il s’est présenté chez nous avec deux petits ratons. Jantje le bleu-russe de 5 semaines et toi Juleke un beau burmese de 6 semaines.

Vous n’avez pas été longtemps les compagnons de Barnabé, celui-ci étant vieux et malade. Mais cela a été pour lui une distraction à sa solitude. Et lorsqu’il a disparus cela vous a étonné, vous l’avez cherché.

La vie a suivi son cours et le 7 janvier dernier un autre petit compagnon est venu s’ajouter. Mais toi, c’était Jantje ton copain. Puis l’autre ne voulant pas se soumettre à vous, cela a créée des bagarres avec toi qui étais dominant. Dominant mais pas méchant pour un sou, vous avez fini par vous accommoder de la présence d’Emile.

C’était merveilleux de vous voir gambader tous les trois.

Ton défaut le plus grand était la gourmandise, d’où les rondeurs qui te sont venues rapidement. Pour rien au monde tu n’aurais laissé un morceau de ta part aux autres, que du contraire, si tu pouvais leur en voler de leurs parts c’était tant mieux. Mais tu étais tellement attachant, toujours à demande des câlins, à demander d’être pris. Quand tu me voyais tu accourais vers moi lors de tes promenades. Tu répondais immédiatement à ton nom.

C’était la belle vie chez nous. Nous étions si bien tous ensemble.

Et puis la maladie est arrivée. Tu n’étais pas bien. Nous t’avons amené chez la vétérinaire. Il t’a fallu une échographie. Hélas……..ce n’était pas bon, une grosse masse dans le ventre et inopérable. Elle ne nous laissa aucun espoir et nous prévins que cela pouvait évoluer très vite.

Ce qui arriva.

Tes derniers jours ont été pénible. Vendredi 1er juin, tu ne répondais plus du tout à ton médicament et nous sommes allés la revoir. Elle te prescrit autre chose. Mais tu n’y réagi que très peu et lundi 4 juin au matin je te retrouve vraiment au plus mal.

Tu voulais que je te prenne, tu ne voulais pas rester seul. J’ai téléphoné à la vétérinaire pour te faire endormir et je t’ai déposé dans la cage-hôpital pour aller me préparer. Quand je suis revenue tu n’avais pas bougé. J’ai pris la boîte de transport et suis venue pour te prendre. Tu étais parti, tu nous avais quittés déjà. Et c’était mieux ainsi……………

Depuis Jantje ne quitte plus son coin, ne veut plus sortir de la cage…………….et nous, nous sommes triste, si triste d’avoir perdu un merveilleux petit compagnon.

Tu n’avais que 14 mois.

Tu laisses un grand vide.

mercredi 18 avril 2012

Wild rats - Rats sauvage

I died today and here is why:

I wandered into your garden, you had lots of food laying around for the birds, far more than they could eat, so I thought, “I’m hungry I'll just have a nibble.” I came back the next day and the next; you kept... putting lots of food out for me.

Then you noticed me.

“Ewww! A dirty rat!” I heard you say. The next thing I know a man comes along with boxes. I heard him telling you all the harm I will do if he doesn’t kill me, all the diseases I supposedly carry. In reality I would never have done you any harm. Think about it – how many people do you know that have caught anything from me? But I ate the poison; I didn’t feel well; my tummy began to hurt; I felt ill; my agony intensified. Then five days later, I died.

I heard you saying someone had poisoned a cat and how cruel it was, but you have just poisoned me, how is that different? I'm not anyone's pet but I feel pain, I suffer, so why is ok for me to suffer this way? Your actions did not only affect me, Mrs. owl caught my poisoned brother and fed him to her babies. Now they are all slowly dying, because of you!

If you didn't want me there the answer was simple, take away the food supply, clean up your mess and I won't bother you. I would have just moved on. The man with boxes says I must die, but he gets lots of money from killing my kind.

So what happens now? I'm gone, you'll keep putting the food out and my friends will move in, the whole cycle will start again. Think before you put poison down—it is cruel, it is unnecessary, it is dirty.


Ce texte je l'ai trouvé sur la page Wild rats et en voici la traduction:

Je suis mort ce jour et voici pourquoi.

Je me promenais dans votre jardin, vous aviez mis de la nourriture pour les oiseaux, bien trop pour qu’ils sachent tout manger. Alors je me suis dit : « J’ai faim, je vais grignoter quelques miettes, et je reviendrai demain ». Et je suis revenu le lendemain, et puis les jours suivants. Vous mettiez toujours tant de nourriture.

Un jour vous m’avez remarqué, je vous aie entendu crier : « beurk, un sale rat. »

Ce dont je me souviens ; Un homme est venu avec des boîtes. Il vous a raconté tout le mal que je peux vous faire, toutes les maladies que je peux vous transmettre si vous ne me tuer pas. En réalité je ne vous voulais aucun mal. Combien de personnes à votre connaissance ont été malade à cause de moi ?

J’ai mangé le poison. Je ne me sentais pas bien. Mon ventre à commençait à me faire mal, très mal. Mon agonie fut intense et longue. Cinq jours plus tard je mourus. Je vous avais cependant entendu dire qu’un chat avait été empoisonné, et que cela était si cruel, pourtant vous m’avez empoisonné moi, ou est la différence ? Je ne suis l’animal de compagnie de personne, mais je souffre aussi, je ressens la souffrance comme tout autre animal. Alors pourquoi dois-je  moi souffrir ainsi.

Et il n’y pas que moi qui en souffre. Mr le Hibou a capturé mon frère, empoisonné lui aussi, pour nourrir ses petits. Et maintenant ce sont ses petits qui lentement agonisent à cause de vous.

Si vous ne voulez pas de moi, c’est très simple, enlever le restant de nourriture, nettoyer l’emplacement et je déménagerais. L’homme aux boîtes a dit que je dois mourir. Bien sûr, il sera bien payer pour cela, c’est son gagne-pain de nous tuer.

Et maintenant, que vas t- il se passer ? Je suis partis, mais vous continuer à mettre de la nourriture. D’autres frères viendront et tout recommencera. Réfléchissez avant de mettre du poison, c’est cruel, c’est sale, et c’est inutile.




Photo Wild rats sur FB.


mercredi 14 mars 2012

Bon anniversaire mes Hollandais!!!!!!!!

Juleke et Jantje sont nés au environ du 15 mars 2011. Juleke le premier, Jantje une semaine après. Ils ne sont pas frères, mais, arrivés chez moi ensemble à l'âge de 5 et 6 semaines respectivement, ils sont maintenant de grands copains.
Ils ont tout d'abord fait connaissance avec mon pépère Barnabé. Mais celui-ci se paralysant des pattes arrières, ils n'ont pas pu gambader bien longtemps avec lui.
Puis Barnabé est mort. Ils avaient alors 6 mois.

Au mois de janvier de cette année est arrivé un petit nouveau âgé de cinq mois, Emile.

Ils l'ont accepté, mais actuellement, c'est lui qui fait ses crises d'ados et refuse d'accepter la dominance de ses deux aînés

Au début cela provoquait des bagarres. Maintenant l'âge aidant mes deux ratous ne s'en font plus trop et laisse le gamin piquer ses crises d'ados comme il veut. Bien que de temps en temps une fessée s'impose.

Jantje et Juleke sont deux crèmes de ratous. Jamais personne, ni humain, ni ratous, n'ont eu de morsure de leurs parts et ils sont toujours en demande de câlins.
Parfois je me prend pour le joueur de flûte de Hameln, sans la flûte bien sur, car ils me suivent vraiment partout.
Ils connaissent leurs noms et même quelques mots qui reviennent souvent, comme "banane" "dodo". Souvent obéissants (pas toujours), ils connaissent aussi le "non", lorsqu'ils font quelque chose de défendu. Et sont toujours de bon picpokets, et vident mes poches sans même que je m'en rendent compte.

Mes adorables ratous ont ce 15 mars un an, et nous allons fêter cela.

Bon anniversaire Juleke et Jantje!!!!!!!!!

Le seul défaut de Juleke est la gourmandise. Et hélas cela se remarque à ses rondeurs.


Jantje lui est un peu timide.


Mes deux ratous Néerlandais ont un an.



dimanche 12 février 2012

Emile, petit ratous issus d'un sauvetage!

Avant de venir chez moi, Emile avait déjà toute une histoire.

Sa mère, petite rate très jeune, fut sauvée et prise en famille d'accueil chez une jeune-fille de mon forum. Elle était enceinte et mis ses petits au monde chez la jeune-fille.
Lorsque les petits furent sevrés et en âge d'être adoptés, la jeune-fille mis une annonce sur le forum.

Ils étaient beaux et j'avais bien envie de craquer. Mais avec deux jeunes ados de rats ( Juleke et Jantje, six mois à l'époque), c'était un peu difficile.

Tous trouvèrent des adoptants y compris la maman.
Cependant, quelques mois plus tard, la personne qui avait adopté un des petits, revint chez la jeune-fille avec celui-ci et son copain de 1 an, ne pouvant plus les garder.
Sta, c'est le nom qu'on lui avait donner, et son copain Pichu furent donc mis (remis pour Sta) à l'adoption.
Pichu, hélas mourus peut de temps après et Sta resta seul.
Voyant sur mon forum l'annonce du petit, revenu à l'adoption, et l'annonce restant sans réponse. Je me décidais donc à donner au petit Sta une nouvelle famille.

Le 7 janvier 2012 nous nous rendîmes mon bonhomme et  moi avec mes deux ratous, Jantje et Juleke chez la jeune-fille pour que mes ratous puissent faire connaissance avec le petit Sta.
Tout ce passa très bien et c'est à trois qu'ils revinrent dans la boite de transport.
Photo Célia.

Et Sta devint Emile, petit ratou issus d'un sauvetage.
Un beau petit agoutis aux oreilles dumbo.
Voilà mon Emile à cinq mois.

vendredi 23 décembre 2011

Petit conte de Noël.


Petit conte de Noël

C’était peu après la fin de la guerre, en 1948, j’avais quatre ans.
Mon père avait acheté un grand sapin pour Noël. Il l’avait installé dans le salon et l’avait décoré de figurines dessinées et découpées dans une espèce de papier mica doré dont j’ignore le nom et la composition, ainsi que de pommes de pins ramassées et peintes de toutes les couleurs, de cheveux d’anges et de petits bougeoirs métalliques à pinces avec bougies placées à la pointe des branches du sapin.
Je trouvais le sapin magnifique, merveilleux…….
A Noël mes parents avaient invité des amis à passer le réveillon.
Nous étions tous au salon quand tout à coup un invité s’est précipité en criant vers le sapin, suivi par mon père et un autre invité.
Une bougie avait mis le feu aux cheveux d’anges.
Le sapin fut renversé et piétiné.
L’incendie évité.
Mais moi, je pleurais, je pleurais.


samedi 15 octobre 2011

Barnabé 21.1.2009 - 13.10.2011


Tu as été conçu paraît-il, la nuit de la Saint Sylvestre. Tu es né exactement 21 jours plus tard à Liège chez Alisha.
Moi j’étais en deuil de mon Virgile et une amie m’avait conseillé de faire une demande d’adoption. Ce que j’ai fait et me suis retrouvée 6éme sur la liste. J’ai donc tout comme ta maman attendu ta venue. C’était la première fois que j’adoptais ainsi, mes autres ratous venant d’animalerie ou de refuge.
Je me souviens bien du jour de ta naissance. Alisha m’avait envoyé vers les 19 h un message : ils arrivent. Puis vers 22h30 : ils sont tous là, ils sont 14. La joie !!!!
Mais il me fallait encore attendre que tu grandisses.

Le 8 mars je suis allée te chercher à Liège ainsi qu’un copain pour toi venant de chez Superdoudou. Il fut nommé Ignace et avait déjà trois mois, bien plus grand que toi.
Hélas, cela n’a pas marché entre vous et il a fallu en arriver à une castration pour tous les deux après un accident pour toi. Vous avez ainsi perdu bien du temps à être heureux.

A partir de là, ce fut le bonheur.

Mais le mois de novembre 2010 fut un mois de douleur. Opération d’un abcès pour toi, maladie d’Ignace.
Tu perdis ainsi ton copain un mois plus tard.
Au début tu l’as cherché partout, écouté les bruits. Tu l’attendais……
Puis tu t’es résigné, après quelques temps tu n’as même plus voulu te promené, seulement rester dans le coin des rats et dormir. Tu déprimais.

Puis la maladie est venue tout doucement. Tu avais des difficultés à marcher.
J’ai après bien des recherches, adopter deux petits ratous pour te donner de la compagnie.
Mais ta maladie a gagné du terrain et eux ont grandit et tu ne voulais plus d’eux. Tu voulais le calme.
 Ta vie passa donc calmement dans ta cage aménagée selon ton handicap. Le matin déjeunant sur mes genoux, le soir reposant dans ma robe de chambre au chaud et appréciant les câlins.

Puis tu vieillis très fort tout à coup et la maladie gagna finalement en se compliquant.
Tu souffrais trop, je n’ai plus su t’aider autrement qu’en te faisant endormir pour toujours.
Tu es décédé le 13.10.2011 à 15h à Etterbeek, chez ta vétérinaire en notre présence.

Adieu mon petit ange, rejoint Ignace sur le nuage.
Tu nous manques et tu nous laisses un grand chagrin.


Coïncidence : Névi’im, frère de Barnabé, est décédé de vieillesse quelques heures plus tard


lundi 3 octobre 2011

Les passagers de la planète Terre. Un texte de François Cavanna


Avoir davantage pitié des bêtes que des hommes, c’est pas très bien vu chez les hommes. C’est considéré comme une sorte de désertion, de trahison, voire de perversion ou d’infirmité mentale. Mais bon dieu, nous sommes hommes par hasard. Tant mieux, j’aime bien comprendre le monde. Et c’est justement parce que je suis homme que je puis transcender cet instinct grégaire, irréfléchi, purement animal qui fait se serrer les coudes aux hommes, les incite à diviniser l’homme par-dessus toute créature. Réflexe spontané, réflexe normal. Normal chez une oie, chez un phoque, chez un hareng. Un homme devrait aller plus loin. C’est parce que j’essaie d’être vraiment, pleinement homme, c’est-à-dire une bête avec un petit quelque chose en plus, que je mets sur un pied d’égalité ce qui est homme et ce qui ne l’est pas. M’emmerdez pas avec votre Saint François d’Assise, j’ai pas de paradis à gagner. Mon amour des bêtes est bien autre chose qu’un attendrissement devant le mignon minet, bien autre chose qu’une lamentation devant les espèces, j’m’en fous, je ne suis pas collectionneur d’espèces, des millions d’espèces ont disparu depuis que la première lave s’est figée. Seuls m’intéressent les individus. Mon horreur du meurtre, de la souffrance, du saccage, de la peur infligée fait de ma tranche de vie une descente aux enfers. Nous tous, les vivants, ne sommes-nous donc pas des passagers de la même planète ? L’homme n’a pas besoin de ma pitié : il a largement assez de la sienne propre. S’aime-t-il le bougre ! La littérature, la religion, la philosophie, la politique, l’art, la publicité, la science même n’intéressent les hommes que lorsqu’ils les mettent au premier plan, tous ne sont qu’exaltation de l’homme, incitations à aimer l’homme, déification de l’homme. Les bêtes n’ont pas, si j’ose dire, la parole. Elles n’ont pas d’avocat chez les hommes. Elles ne sont que tolérées. Tolérées dans la mesure où elles sont utiles, ou jolies, ou attendrissantes. Ou comestibles. Les hommes les ont ingénieusement classées en animaux "utiles" et animaux “nuisibles". utiles ou nuisibles pour les hommes, ça va de soi. Les Chinois ont patiemment détruit les oiseaux parce qu’ils mangeaient une partie du riz destiné aux Chinois. De quel droit les Chinois sont-ils si nombreux qu’il n’y a plus de place pour les oiseaux ? Du droit du plus fort, hé oui ! Voilà qui est net ! Ne venez plus m’emmerder avec votre supériorité morale. Ni avec vos bons dieux, faits à l’image des hommes, par les hommes, pour les hommes. Si les petits cochons atomiques ne mangent pas l’humanité en route, il n’existera bientôt plus la moindre bête ni la moindre plante "nuisible" ou “inutile”. Le travail est déjà bien avancé et le mouvement s’accélère. La mécanisation libèrera - peut-être - l’homme du travail "servile ". Elle a déjà libéré le cheval : il a disparu. On n’a plus besoin de lui pour tirer la charrue, il n’existe quasiment plus à l’état sauvage, adieu le cheval. Oui, on en gardera quelques-uns, pour jouer au dada, pour le tiercé, pour le ciné, pour la nostalgie. L’insémination artificielle a déjà réduit l’espèce "bœuf" à ses seules femelles. Un taureau féconde -par la poste- des millions de vaches. Oui, on s’en garde quelques-uns pour les corridas, spectacle d’une "bouleversante grandeur" où l’homme, intelligence "sublime", affronte la bête, les yeux dans les yeux … oui, on se garde quelques faisans, quelques lapins, quelques cerfs … pour la chasse. On se garde quelques éléphants pour que les petits merdeux aillent les voir dans les zoos, et quelques autres dans des bouts de savane pour que les papas des merdeux aillent y faire des safaris-photos après le déjeuner d’affaires. Pourquoi je m’énerve comme ça ? parce que je les voudrais semblables à ce qu’ils se vantent d’être, ces tas : un peu plus, un peu mieux que les autres bêtes. Mais non, ils le sont, certes, mais pas assez. Pas autant qu’ils croient. A mi-chemin. Et à mi-chemin entre ce qu’est la bête et ce que devrait être l’homme, il y a le con. Et le con s’octroie sans problème la propriété absolue de la Terre et de tout ce qui vit dessus, et même l’univers entier, tant qu’une espèce plus forte ou plus avancée techniquement mais tout aussi con ne l’aura traité lui-même comme il traite ce qui lui est "inférieur". "Inférieur", rien que ce mot ! Il y a même toute une hiérarchie.
François Cavanna