jeudi 22 mai 2014

Pourquoi ne pas acheter un animal en animalerie

Voici un article qui, pour ma part, doit être lu par le plus grand nombre de gens possible. Il contient tout le pourquoi je ne vais jamais acheter un animal en animalerie, ni sur les marché.
Johane Gambier
Johane Gambier20 mai 09:13
Parce que l'info vraie doit être lue, je partage un texte écrit par une amie qui taf en animalerie depuis des années, qui a bossé dans une dizaine d'entres elles et qui accessoirement est dans le monde du rat depuis bien longtemps. Merci Arkane Thrall.

Allons y, pour un petit cours sur les animaleries
Çà va être beau.
Bref, on dit souvent qu'il ne faut pas acheter de rats en animalerie. Certes, ce n'est pas une obligation, personne ne vous mettra le couteau sous la gorge si vous achetez (oui, acheter, là faut se dire que vous entretenez tout ça avec le sourire) des rats parce que vous les trouvez beaux (en fait, c'est un marché, au lieu de choisir le lait, vous choisissez un être vivant en jouant à "toi tu vas être heureux et pas toi parce que je te trouve moche").
Il y aura toujours quelqu'un pour entretenir ce commerce, ne nous leurrons pas. Parce que combien de fois je vois "moi, dans mon animalerie, ils aiment les animaux, hein, ils s'y connaissent, les sexes sont séparés, ils vont chez le véto, patati patata".
LOL
Niveau rats, je pense que vous pourrez jamais trouver une animalerie mieux que la mienne : les sexes sont séparés, ils sont sur chanvre ou lin, vont chez le véto, sont nourris avec des graines de qualité + des produits frais, sont sortis tous les jours, sont câlinés, grattouillés, ont tous un nom. La vendeuse sait exactement leur âge et leur provenance, elle s'y connait bien en rats et peut même vous en apprendre, notamment sur la génétique.
Je suis donc la première à dire "NON, tous les vendeurs ne sont pas incompétents, il y en a même des très très bien". Je ne nie pas.
Ce que vous n'avez pas l'air de comprendre, c'est que ce n'est absolument pas pour ça qu'on déconseille les achats en animalerie.
- Certains le déconseillent pour des raisons éthiques : une animalerie, c'est un commerce, qui a donc besoin d'argent pour exister. Ils ont donc BESOIN de vendre, c'est dans le concept. Or, un organisme qui a besoin de vendre fait du commerce "sur le dos" d'êtres vivants, c'est considérer les animaux comme des objets, et oui, c'est choquant, mais ça n'a pas l'air de choquer tout le monde
- Parfois, l'animalerie est très bien en façade : j'en connais plusieurs avec des gens très qualifiés, des conditions de vie idéales, enfin l'animalerie de rêve quoi. Par contre, quand on passe derrière le rideau, c'est moins marrant. J'ai vu de mes yeux une animalerie sans chambre d'isolation (la pièce ou on met les malades). Quand j'ai demandé ce qu'on faisait des animaux malades, l'animalier passionné qui grattouille et bisoute les lapins devant ses amis et clients m'a dit "congélo, on a pas le temps de s'emmerder avec ça". Deux secondes après, il avait les larmes aux yeux devant un de ses potes qui lui racontait la mort de son cobaye. Commercial, très pro, lui si demain je dis que c'est un mauvais vendeur on me fouettera, sauf que je l'ai vu éclater une souris à coups de balais...
-La raison principale reste quand même l'amont. Il faut savoir qu'une animalerie, elle n'a pas le droit de reproduire des animaux. Certains le font, pour des raisons X ou Y, mais si ils se font attraper, ils vont le sentir passer
Du coup, elle commande à des éleveurs. Avez vous idée de ce qu'est un éleveur "pro" ? Déjà, il fait des dizaines, voire des centaines d'espèces : oiseaux, rongeurs, poules, reptiles,... Les plus petits ne font que des rongeurs et des lapins, mais pour rester concurrentiels, ils commandent le reste à l'étranger (Hollande en général).
Les rats sont des objets, parfois ils ont le droit à une grattouille mais c'est 5 secondes en ouvrant la cage, et encore. Les femelles font des bébés, des bébés, des bébés, on leur enlève à 4 semaines, et on leur remet le mâle (souvent de leur famille, pour ressortir les couleurs). Une fois qu'elles produisent moins, elles partent aux serpents, et une de leur filles les remplace, et ainsi de suite.
Le but, c'est de faire ressortir les couleurs, pour vendre plus cher. Donc, des taux de consanguinités +++
L'éleveur pro ne sélectionne que sur le physique, il en a rien à foutre que son rat meure à 10 mois dans des souffrances atroces ou que les mâles deviennent tous AH.Il faut juste que les animaux soient beaux.
Il lui faut des animaux fertiles, manipulables un minimum, le reste rien à foutre. Il envoie les bébés entre 4 semaines et 3 mois (sinon après c'est trop vieux), tous ensemble dans les boites. Pas de séparation des sexes, du copeau de bois, un rat mort c'est pas grave y'en a 500 derrière.
En temps qu'acheteur, ce qu'on voit, c'est la vitrine.On voit le magasin, c'est beauuu, c'est bieeeen, le vendeur il s'y connait. Or, les rats, c'est les frères et soeurs de ceux du magasin d'à coté ou ils sont sur copeaux et jamais touchés. C'est les mêmes. Sauf qu'en temps que consommateur manipulé (oui oui de vrais pigeons), on se laisse avoir soit par le physique du rat (exactement le but recherché), soit par un discours du style "mais le pauvre si on le prend pas il va mourir " Donc on prend CE rat, mais les dizaines d'autres qui vont mourir on en a rien à foutre. Il faut reconnaître que c'est hyper égoïste
Idem pour les "j'ai acheté une femelle en animalerie mais c'est pas ma faute si elle est pleine". Ca, ça marche sur une personne qui n'a jamais eu le net de sa vie et vient de débarquer comme un perdu. Une personne qui a des rats, qu'on voit sur les groupes, ça revient à porter un panneau clignotant "je vous prend pour des cons". Parce que même si l'animalerie sépare les sexes, ben l'éleveur non. Et il faut que les rats soient séparés depuis plus de 25 jours pour être sûr à 100%
Bref, suite à ça chacun fait comme il veut, mais il faut bien garder en tête qu'acheter un animal en animalerie, bah c'est un acte purement égoïste. Ce n'est pas "sauver un rat", ce n'est pas "faire une bonne action pour un malheureux", c'est juste le caprice du moment, et l'animalerie vous remercie, vous avez donné 10€, elle pourra commander d'autres rats à l'éleveur, qui refera une portée à une rate, et ainsi de suite. Félicitations vous venez de contribuer, avec le sourire, à la bonne tenue du commerce ^^
SI ça ne vous gêne pas c'est votre choix, comme je disais au début personne ne vous met le couteau sous la gorge. Si vous sauvez un animal, c'est qu'il est en train de crever et que l'animalerie vous l'offre, vous ne payez rien, là vous pouvez être fier de vous. Dans tout autre cas, c'est juste un acte personnel que vous faites pour votre personne, en aucun cas pour l'animal
Autre chose : certaines animaleries fonctionnent bien sans vivant, si vous voulez participer au bien être de votre animalerie parce que vous aimez bien les vendeurs, faites le savoir au patron, déjà, et achetez, mais des accessoires, des jouets, pas des êtres vivants comme si c'étaient des marchandises




samedi 2 novembre 2013

Les rats en vacances

Comme je n'avais plus de rats et que je ne comptais plus en reprendre, j'ai accepté trois rats d'une jeune amie comme pensionnaire pour les vacances.

Il y avait le vieux Nano, frère de mon Emile, décédé depuis. Puis ses deux nouveaux copains, sortis d'un refuge et adoptés pour remplacer les anciens copains de Nano décédés, Crash et Eddie.
Nano avait deux ans, Crash et Eddie environ six mois.

Cela n'a pas été sans mal. Crash s'est révélé un petit rat fort traumatisé par son abandon.
Pourtant il s'est trouvé un bon copain chez moi en la personne de mon bonhomme.
C'est avec un peu de peine que nous les avons vu repartir chez eux.

Cela reste un très bon souvenir.



Nano


Crash

Eddie

mercredi 13 mars 2013

Mon pauvre Emile

Cette année a  très mal commencé pour mes ratous. Début janvier j'apprenais la maladie de Jantje et peu après celle d'Emile.

Jantje est parti et Emile est resté seul.

Bizarrement, lui n'a jamais accepté la hiérarchie du groupe, mais a toujours calqué sont comportement sur ses compagnons. Il aimait dormir près de Jantje, alors que celui-ci était assez indépendant. Protecteur même lorsque Jantje fût au plus mal.
Seul, il est devenu très peureux tout à coup à la mort de Jantje. Comme s' il avait peur de rester seul, ou d'être le suivant à disparaître.
 Hélas c'est ce qui s'est passé. Vingt jours plus tard il partit lui aussi.

Sa maladie ne fût pas plus longue que celle de Jantje et sa fin fut douloureuse. Il souffrait d'une tumeur au colon. Il n'avait que 19 mois et n'était chez nous que depuis 14 mois.

Pauvre Emile, petit rat de sauvetage, petit rat abandonné. J'espère que ta vie aura été heureuse chez nous. Nous, nous sommes heureux de t'avoir adopté, même si ton passage dans notre vie fut court.
Je regrette seulement de ne pas avoir pu t'aider plus que je ne l'ai fait dans tes derniers moments.

Maintenant c'est moi qui ai mal, tu nous manque tellement, mon Emile, mon dernier rat.

Je ne sais si d'autres viendront te remplacer..........




jeudi 21 février 2013

Blauwe Jantje ( Jantje le bleu)

Un dimanche de fin avril nous avons été visités l'expo des animaux de compagnie à Gand.

Au stand d'un éleveur néerlandais nous avons fait un arrêt en admiration devant une maman rat avec sa portée de ratons bleus unis comme elle. Ils étaient vraiment très beau et mon bonhomme a dit ; c'est un comme cela que je veux.
Et voila, tout était dit. Quelques jours plus tard, le 27 avril 2011, tu étais chez nous avec un petit copain, Juleke Burmees.
Vous aviez seulement 5 à 6 semaines. Juleke avait une demi-semaine de plus que toi. Votre date de naissance tourne donc autour du 15 mars.

Vous avez connu Pépé Barnabé,  vous l'avez taquiné, petits garnements. Et puis Pépé s'en est aller sur le nuage. Vous avez grandi. Pas toujours en harmonie, car les bagarres entre vous n'étaient pas rares.
Ahlala, ces ados!!!!!!!

Puis un jour, le 7 janvier 2012, est venu s'ajouter un nouveau copain, Emile, petit ratou abandonné.
Il n'a jamais accepté votre domination. Il s'est toujours enfui à grand cris lorsque vous vouliez le retourner. Cela vous a agacé, mais vous n'étiez ni l'un, ni l'autre agressifs.

Tu as eu la tristesse de voir ton copain Juleke malade, puis disparaître, âgé seulement de 14 mois.

Tu est resté seul avec ce petit insoumis d'Emile.
Vous ne vous êtes jamais vraiment entendus.
Dommage!

Mais la vie était cependant douce et je vous aimais tendrement tous les deux.

Les balades, les bonnes bouffes.........

Et puis un jour de fin décembre 2012 j'ai remarqué que tu traînais les pattes arrières  que tu avais des difficultés à employer tes pattes avant pour manger.
C'était le début de ta sale maladie.
Après les fêtes nous t'avons emmené chez la vétérinaire et elle a diagnostiqué une maladie neurologique ou une tumeur au cerveau.

Aucun des trois médicaments n'ont donné de résultat satisfaisant et ton déclin à été rapide et pénible.

Il fallait pour finir te nourrir, te réhydrater. T'aider pour tout.
Le temps que cela m'a pris ne compte pas, car tu étais toujours près de moi, seul cela était important.
J'ai fait ce que j'ai pu mais la fin est arrivé trop vite.

Tu n'étais plus capable de rien, je n'ai pas voulu attendre une fin pénible pour toi. Et nous t'avons porté chez ta vétérinaire pour qu'elle t'endorme en douceur. Toi qui a toujours été très doux, un peu distant, mais si calme.

Emile est seul maintenant. Content????? Je ne sais pas, il t'a cherché. A présent il sait que tu n'est plus là.

Tu nous manques, mon beau ratou bleu.






mercredi 30 janvier 2013

Emile


Emile a un an et demi ce 31 janvier.
Emile est issu d'un sauvetage. Il est venu chez nous il y a une an et quelques semaines. Je ne connais rien de ses parents, ni d'ou ils venaient. Emile est né en famille d’accueil. Il a été adopté, abandonner, puis adopter par moi.

Voilà donc un peu plus d'un an qu'il est chez nous.
Jusqu'ici sa santé était parfaite. Hélas depuis 15 jours il a des selles sanguinolentes.
Présenté à la vétérinaire, il est depuis sous antibiotique et reçoit un pansement intestinal.

J'attends le résultat de l'échantillon de ses selles que le labo analyse.

Sinon il se porte bien. Toujours aussi gourmand. Et toujours pressé de faire sa balade, du fureté partout. Dés que quelque chose n'est pas à sa place, cela le dérange, l'inquiète......

Ce n'est donc pas tout à fait un très joyeux anniversaire pour nous, mais lui n'en sais rien et au moins en profitera des bonnes choses qu'il va recevoir!!!!!!

De tout cœur un bon demi-anniversaire Emile. Tu le mérite petit ratou.


mardi 20 novembre 2012

Ce n'était qu'un rat............



J'ai lu  ce texte sur le blog d'une jeune-fille qui comme moi aiment les rats et l'ai trouvé tellement bien que je ne peux m'empêcher de le copier dans mon blog. Juste et émouvant, et j'y retrouve ce que j'ai pensée et éprouvée à chaque fois qu'un de mes petits compagnons disparaît.
Le voici:


« Ce n’était qu’un rat… »

La phrase. Banale, lâchée de but en blanc. Celle qui tombe au détour d’une conversation, parce que, dans un moment d’égarement, on aura osé dire « non, ça ne va pas très fort, mon rat est mort ce matin ».

Cette phrase, on l’a tous entendue. Peut-être pas exactement de la sorte, mais une variante, plus ou moins délicate : « ce n’était qu’un animal », « allez, va, ce n’est pas grave, tu en as d’autres », « tu ne vas pas pleurer pour un rat, quand même ? ».
Et également, le si tristement populaire « pourquoi le soignes-tu ? Tu aurais tout aussi bien fait d’en acheter un autre, ça te reviendrait moins cher… »


De quel droit peut-on juger de la valeur de la vie d’un être sensible, aussi petit soit-il ?
En quoi le prix dérisoire affiché à l’animalerie doit-il être un frein aux soins vétérinaires ?
Comment ose-t-on occulter la souffrance de milliers de petits animaux sous le couvert de l’impopularité de leur espèce ?
En quoi « un rat » aurait-il moins d’importance que le sacro-saint chien ou chat du foyer familial, animal vénéré s’il en est, et bien trop souvent victime silencieuse des dérèglements psychologiques de l’homme ?
Et si ce n’était pas « qu’un rat », avez-vous un seul instant pensé à l’attachement qui peut lier deux êtres, aussi différents soient-ils ?


On ne reprochera pas à M Pichon et à sa famille de pleurer le départ de Médor. C’est normal : imaginez-vous subir l’absence soudaine de ce fidèle compagnon qui a vu grandir les enfants, celui qui venait se coucher au pied du canapé pendant le journal télévisé du soir et qui jappait de contentement chaque soir au retour de ses maîtres… Le vide ressenti est tangible, il fait mal. Il est socialement accepté.

On ne reprochera pas à Mme Dupond de faire le deuil de Félix, cette ombre de toujours qui la suivait partout, l’affectueuse boule de poils qui ronronnait sous les caresses et venait se pelotonner sur ses genoux lors de ses siestes dominicales. C’est naturel : imaginez-vous seul, sans autre présence que celle de ce petit être… Forcément, on s’y attache. C’est socialement acceptable.


On ne leur reprochera pas leur chagrin. On ne leur fera pas de remarque désobligeante sur les frais engagés chez le vétérinaire. On ne les regardera pas d’un air dédaigneux lorsqu’ils évoqueront les beaux souvenirs de leur animal, lorsqu’ils parleront de ce lien, de cet affect.
Et on les comprendra, même. On posera parfois une main amicale sur leur épaule et on dira, avec un peu de pudeur, « je suis désolé, bon courage ».


Pourquoi reproche-t-on systématiquement aux propriétaires de NAC de souffrir du départ de leur animal ? On chasse leur peine d’un revers de main, cette peine bien inconvenante.
« Allons, voyons, pleurer pour un RAT ? Quelle idée… »
Avec un regard incrédule, quelque peu désapprobateur. Avec une nuance de défi voire d’insulte. Avec un soupçon de moquerie.


C’est bien connu : les rats, c’est sale, c’est moche, c’est agressif, c’est nuisible et ça ne répand que malheurs et maladie. Pourquoi diable certains illuminés osent-il recueillir de telles bestioles, les nourrir, les choyer ? (oui, hein, pourquoi donc ?).

Et si on regardait les choses différemment ? Si on acceptait de considérer chaque vie pour ce qu’elle est, en se foutant des étiquettes collées depuis des siècles, bâties sur des préjugés, sur des croyances dépassées, sur des méprises ?
Si on se rendait compte que ces « sales bestioles » sont dotées d’une sensibilité, d’une intelligence, d’une capacité à comprendre bien des choses que l’on se refuse à voir ?
Si on omettait, ne serait-ce que cinq minutes, ses bons vieux principes bien ancrés, pour oser regarder de l’autre côté du miroir et se dire que oui, peut-être, les animaux aussi ont des sentiments et peuvent éprouver de la douleur, de la joie et de l’affection ? Et si…


Nombreux sont les vétérinaires à dire que les propriétaires de rats pleurent souvent plus que ceux de chiens et chats. Parce qu’ils les aiment. Parce qu’ils les considèrent comme bien plus que de simples animaux-kleenex qui s’achètent sur un coup de tête et se jettent une fois la lassitude installée. Parce qu’ils ont pris le temps d’apprendre à connaître ces petits êtres.
Leurs petites manies. Leurs petites habitudes. Leurs petites différences qui les rendent uniques. Leurs petites vies. Et leur immense capacité à dispenser sans retenue leur affection.

Étrange ironie que celle où le nuisible est plus authentiquement aimé que le familier, adopté « parce que c’est ce que les gens font », parce que c’est normal, socialement acquis.


Hier encore, en repensant à ce coup de fil, je me suis maudite d’avoir osé parler de leur départ. Cinq en un mois. La peine était là, brûlante et demandant à sortir.
« tout va bien ? »
« non, ça ne va pas très fort, mon rat est mort ce matin. J’en ai perdu cinq en très peu de temps, ils me manquent. »
« ce n’étaient que des rats. Tu en as d’autres, puis de toute façon, à quoi cela peut-il bien te servir d’en avoir autant… il y a bien plus grave. »

Bien sûr qu’il y a plus grave. Bien sûr qu’il y a pire. Seulement, il y a des échelles de douleur, des échelles de sensibilité, sur lesquelles un individu peut s’inscrire à un instant T. Ce qui lui paraît insurmontable sur le moment sera une douce amertume quelques mois plus tard, tout comme ce qui est perçu comme insurmontable par l’Autre (celui au bout du fil, qui accuse) peut ne pas toucher chaque personne de la même façon.

La faim dans le monde, pardon, mais à ce moment-là, je m’en foutais. Non pas que ce soit un sujet qui m’indiffère, bien loin de là. Simplement, ma condition d’humaine ne me permet pas d’être sur tous les fronts, de pouvoir (ou même vouloir) porter toutes les peines du monde sur mes épaules, et encore moins quand une peine immédiate me touche. Oui, mais… « il y a bien plus grave ».

Alors on prend sur soi, on marmonne des platitudes. On s’excuse presque d’avoir osé parler de ça, d’avoir eu l’outrecuidance de porter dans son cœur la vie d’une petite créature victime de tant de préjugés.
On change de sujet, on parle de la pluie et du beau temps. On se jure qu’on n’importunera plus jamais quiconque avec ses états d’âme.

Et puis, plus tard, on pleure, un peu, en se cachant.


Parce qu’on a le cœur en miettes. Après tout, ce n’était qu’un ami…


Z'orange Mecanique
http://www.zorange-mecanique.fr/ce-netait-quun-rat/

mardi 18 septembre 2012

Le demi anniversaire de Jantje - 15.9.2012

Jantje le bleu a un an et demi. A la mort de son copain, hollandais comme lui, il a essayé de devenir le dominant de la cage. Emile lui en a décidé autrement. Et rien n'a changer depuis.
Ils dorment parfois ensemble, mais toujours pas d'entente entre eux et parfois cela donne quelques sérieuses disputes.

Jantje, frustré par cette situation, devient boulimique. Il mange pour que son compagnon n'ai pas les meilleurs morceaux. Et pèse désormais 740 gr, un peu trop à mon goût.

Ensuite il y a eu les disputes pour le coin des rats.
J'ai pris un vieux pouf comme support pour la cage, et ils adorent se cacher en dessous tous les deux.
Seulement voilà, Emile veut cette cachette pour lui tout seul. Alors si Jantje n'arrive pas le premier, il ne peut plus y entrer.
Résultat: il retourne dans sa cage et boude. Il renonce ainsi à sa promenade.
Emile lui aussi renonce parfois et reste dans la cachette, de peur que l'autre n'y pénètre.

Mais quel bande de sots. La vie est courte les gars, pourquoi vous la compliquer ainsi.

N’empêche, bon demi-anniversaire mon Jantje!!!!!





vendredi 3 août 2012

L'anniversaire d'Emile - 1 an ce 31 juillet 2012

Emile, petit rat de sauvetage a ce 31 juillet un an. Il avait cinq mois lorsqu'il est arrivé chez nous et si pendant un mois tout s'est bien passé entre lui et mes deux ratous hollandais, la suite ne fût pas si paisible.
Lorsque Juleke, le dominant, voulu le retourner suivant le code d'intégration au groupe des rats, Emile refusa et s'enfuit en hurlant.
Cela donna des bagarres et des courses-poursuites avec cris à vous faire dresser les cheveux sur la tête.
Puis Juleke mourut et Jantje prit la relève. Mais ce fut pareil, refus du code.
Et voilà, il a un an maintenant et c'est toujours pareil. Il sera donc toujours un petit rat refusant de reconnaître la hiérarchie qu'il y a dans toute société de rats. Heureusement pour lui, Juleke, puis Jantje, sont des dominants au caractère doux.
Il recherche pourtant la compagnie de Jantje. Mais visiblement celui-ci l'a lui refuse, ne comprenant pas son attitude. Ils vivent donc ensemble dans la même cage, mais chacun de son côté. Situation triste, pour l'un, comme pour l'autre.

Il n'est pas très grand et ne pèse pour l'instant que 526 gr. Pas agressif pour un sou, curieux pour tout et répondant à son nom lorsque je l’appelle. Il adore se promener partout, living et cuisine n'ont plus de secret pour lui.

Mais pourquoi ne veut il ni être le dominant, ni être dominé..........juste un éléctron libre en quelque sorte.

Bon anniversaire quand même mon petit Emile!!!!!!!!!




jeudi 7 juin 2012

Lettre à Juleke - 15.3.2011 - 4.6.2012


Mon très cher Juleke,

Je t’écris cette lettre bien que je sache que tu ne l’a lira jamais. Tout d’abord parce que tu es un rat et que les rats n’apprennent pas à lire, et ensuite car tu n’es plus de ce monde. Mais peut-être que mes pensées, par une autre manière, te parviendrons.

Tu as connu Barnabé. Il avait perdu son copain Ignace et déprimait, seul désormais. Je me suis mise à la recherche d’un ou de compagnons pour lui. Après avoir écumé le net pour trouver le compagnon idéal, nous sommes allés à l’exposition animalière de Gand. Souvent dans les stands de refuges de on y trouve des rats à l’adoption.

C’est là que mon bonhomme a craqué pour un beau petit raton bleu-russe accompagné de sa maman et de ses frères et sœurs au stand d’un éleveur néerlandais.

Moi je cherchais un agouti. Comme il n’en avait pas, je lui ai demandé un brun. Et le 27 avril, vers 21h, il s’est présenté chez nous avec deux petits ratons. Jantje le bleu-russe de 5 semaines et toi Juleke un beau burmese de 6 semaines.

Vous n’avez pas été longtemps les compagnons de Barnabé, celui-ci étant vieux et malade. Mais cela a été pour lui une distraction à sa solitude. Et lorsqu’il a disparus cela vous a étonné, vous l’avez cherché.

La vie a suivi son cours et le 7 janvier dernier un autre petit compagnon est venu s’ajouter. Mais toi, c’était Jantje ton copain. Puis l’autre ne voulant pas se soumettre à vous, cela a créée des bagarres avec toi qui étais dominant. Dominant mais pas méchant pour un sou, vous avez fini par vous accommoder de la présence d’Emile.

C’était merveilleux de vous voir gambader tous les trois.

Ton défaut le plus grand était la gourmandise, d’où les rondeurs qui te sont venues rapidement. Pour rien au monde tu n’aurais laissé un morceau de ta part aux autres, que du contraire, si tu pouvais leur en voler de leurs parts c’était tant mieux. Mais tu étais tellement attachant, toujours à demande des câlins, à demander d’être pris. Quand tu me voyais tu accourais vers moi lors de tes promenades. Tu répondais immédiatement à ton nom.

C’était la belle vie chez nous. Nous étions si bien tous ensemble.

Et puis la maladie est arrivée. Tu n’étais pas bien. Nous t’avons amené chez la vétérinaire. Il t’a fallu une échographie. Hélas……..ce n’était pas bon, une grosse masse dans le ventre et inopérable. Elle ne nous laissa aucun espoir et nous prévins que cela pouvait évoluer très vite.

Ce qui arriva.

Tes derniers jours ont été pénible. Vendredi 1er juin, tu ne répondais plus du tout à ton médicament et nous sommes allés la revoir. Elle te prescrit autre chose. Mais tu n’y réagi que très peu et lundi 4 juin au matin je te retrouve vraiment au plus mal.

Tu voulais que je te prenne, tu ne voulais pas rester seul. J’ai téléphoné à la vétérinaire pour te faire endormir et je t’ai déposé dans la cage-hôpital pour aller me préparer. Quand je suis revenue tu n’avais pas bougé. J’ai pris la boîte de transport et suis venue pour te prendre. Tu étais parti, tu nous avais quittés déjà. Et c’était mieux ainsi……………

Depuis Jantje ne quitte plus son coin, ne veut plus sortir de la cage…………….et nous, nous sommes triste, si triste d’avoir perdu un merveilleux petit compagnon.

Tu n’avais que 14 mois.

Tu laisses un grand vide.

mercredi 18 avril 2012

Wild rats - Rats sauvage

I died today and here is why:

I wandered into your garden, you had lots of food laying around for the birds, far more than they could eat, so I thought, “I’m hungry I'll just have a nibble.” I came back the next day and the next; you kept... putting lots of food out for me.

Then you noticed me.

“Ewww! A dirty rat!” I heard you say. The next thing I know a man comes along with boxes. I heard him telling you all the harm I will do if he doesn’t kill me, all the diseases I supposedly carry. In reality I would never have done you any harm. Think about it – how many people do you know that have caught anything from me? But I ate the poison; I didn’t feel well; my tummy began to hurt; I felt ill; my agony intensified. Then five days later, I died.

I heard you saying someone had poisoned a cat and how cruel it was, but you have just poisoned me, how is that different? I'm not anyone's pet but I feel pain, I suffer, so why is ok for me to suffer this way? Your actions did not only affect me, Mrs. owl caught my poisoned brother and fed him to her babies. Now they are all slowly dying, because of you!

If you didn't want me there the answer was simple, take away the food supply, clean up your mess and I won't bother you. I would have just moved on. The man with boxes says I must die, but he gets lots of money from killing my kind.

So what happens now? I'm gone, you'll keep putting the food out and my friends will move in, the whole cycle will start again. Think before you put poison down—it is cruel, it is unnecessary, it is dirty.


Ce texte je l'ai trouvé sur la page Wild rats et en voici la traduction:

Je suis mort ce jour et voici pourquoi.

Je me promenais dans votre jardin, vous aviez mis de la nourriture pour les oiseaux, bien trop pour qu’ils sachent tout manger. Alors je me suis dit : « J’ai faim, je vais grignoter quelques miettes, et je reviendrai demain ». Et je suis revenu le lendemain, et puis les jours suivants. Vous mettiez toujours tant de nourriture.

Un jour vous m’avez remarqué, je vous aie entendu crier : « beurk, un sale rat. »

Ce dont je me souviens ; Un homme est venu avec des boîtes. Il vous a raconté tout le mal que je peux vous faire, toutes les maladies que je peux vous transmettre si vous ne me tuer pas. En réalité je ne vous voulais aucun mal. Combien de personnes à votre connaissance ont été malade à cause de moi ?

J’ai mangé le poison. Je ne me sentais pas bien. Mon ventre à commençait à me faire mal, très mal. Mon agonie fut intense et longue. Cinq jours plus tard je mourus. Je vous avais cependant entendu dire qu’un chat avait été empoisonné, et que cela était si cruel, pourtant vous m’avez empoisonné moi, ou est la différence ? Je ne suis l’animal de compagnie de personne, mais je souffre aussi, je ressens la souffrance comme tout autre animal. Alors pourquoi dois-je  moi souffrir ainsi.

Et il n’y pas que moi qui en souffre. Mr le Hibou a capturé mon frère, empoisonné lui aussi, pour nourrir ses petits. Et maintenant ce sont ses petits qui lentement agonisent à cause de vous.

Si vous ne voulez pas de moi, c’est très simple, enlever le restant de nourriture, nettoyer l’emplacement et je déménagerais. L’homme aux boîtes a dit que je dois mourir. Bien sûr, il sera bien payer pour cela, c’est son gagne-pain de nous tuer.

Et maintenant, que vas t- il se passer ? Je suis partis, mais vous continuer à mettre de la nourriture. D’autres frères viendront et tout recommencera. Réfléchissez avant de mettre du poison, c’est cruel, c’est sale, et c’est inutile.




Photo Wild rats sur FB.